Dossier couleur : le blanc, lumière et scintillements

Ô, quand j’entends chanter noël, j’aime revoir mes joies d’enfant : le sapin scintillant, la neige d’argent, noël, mon beau rêve blanc… 

On reste dans la tonalité d’une ambiance lumineuse et poudrée avec un nouveau chapitre couleur, celle de la neige et de bien plus : le blanc.

Car oui, c’est tranché, Michel Pastoureau, notre référence en la matière, historien des couleurs, nous l’affirme, le blanc est une couleur.
Déclassée par M. Newton et son spectre, et par l’avènement de l’imprimerie qui fera naître définitivement, avec la gravure, la notion du noir & blanc par oppositions aux autres, comme les non-couleurs. Le blanc devient alors le support, l’incolore. 

Notre palette est plus restreinte aujourd’hui qu’en latin ou en grec ancien. Pendant longtemps il y avait deux mots dans la vie ordinaire pour décrire le blanc, de même pour le noir. En latin, albus, est un blanc ordinaire et mat, candidus est un blanc éclatant, lumineux et brillant. 

En teinture et peinture, les européens ont beaucoup de mal à faire du blanc. Titien s’en plaignait beaucoup. On utilise les blancs naturels : la craie, le blanc de plomb, lamelles de plomb au vinaigre. Puis la céruse, au grand pouvoir couvrant, très opaque, mais toxique et instable. Le plâtre, qui accélère le séchage et peut épaissir une couleur. Au XIXe siècle les blancs de zinc et de titane apportent la stabilité.

Chez les Romains, la couleur est un adjectif et non un concept séparé d’un support. Quand la couleur devient abstraite et conceptuelle, vient la symbolique des couleurs. 

Le blanc est alors associé à la pureté, la colombe de la bible, les animaux aux pelages et plumages les plus blancs : agneaux, hermines sont offrandes aux divinités. Le christianisme récupère cette idée, et les couleurs liturgiques, les fêtes christiques, l’habit des prêtres ou du pape se parent de blanc. 

En déco, on ne va pas vous parler du blanc comme base, ou comme support, mais comme d’une couleur à part entière. Une couleur à utiliser avec toutes ses variantes et ses associations.
Le blanc propose des jeux de lumières, des respirations, des effets de volumes. Bien pensé, avec des touches légères d’un nuancier, détachant les murs du plafond, ou faisant ressortir les moulures, le blanc se décline un peu, beaucoup, passionnément. 

Il s’accorde avec toutes les matières, toutes les couleurs, et avec lui-même. 

Blanc pur, blanc cassé, blanc albâtre, crème, blanc de lin, argile, écru, blanc d’Espagne ou de Troyes, pigments obtenus à partir de craie, blanc lunaire, presque bleu, blanc de lait, blanc vert, blanc de zinc, coquille d’œuf, beige ou platine, blanc rosé, blanc azur, ou encore blanc ivoire et toutes ses nuances associées à des matières, les possibilités sont infinies et les dosages se font avec les bons conseils ou de bons nuanciers. 

Indémodable et adaptable à toutes les saisons, en ne changeant que les accessoires, il se réinvente dans ses associations. Avec bois clair et quelques touches végétales, on obtient des ambiances zen, bohème ou scandinave. Combiné au noir, il s’intellectualise en damier et contrastes. En meuble, il s’efface au profit des livres, des vases ou des fleurs. On l’alterne avec les murs de couleurs vives pour un rendu élégant. 

Le vrai conseil à suivre sur les revêtements blancs : prendre une très bonne peinture lessivable, elles existent aujourd’hui en mat. 

Oui toutes ces options compliquent un choix qu’on pensait simple, alors pour vous aider, laissez-vous inspirer par notre nuancier ambiance flocons…

Précédent
Précédent

La fête JLC

Suivant
Suivant

Dossier couleur : le jaune, pour une rentrée tout en lumière